Une fois n’est pas coutume, c’est un ancien joueur, le légendaire Eric Fargeas (pilier droit à Orsay de 2013 à 2016) qui s’est prêté au jeu de l’interview d’avant match !

Le début de saison des Tangos ?

Je suis les résultats de près chaque dimanche. Quelle épopée ! Le club monte en puissance depuis une dizaine d’années. Doucement mais surement. J’espère que le Club accèdera à la Fédérale 1.

Le CA Orsay Rugby, ça représente quoi pour toi ?

Le CA ORSAY Rugby a été mon dernier Club. 3 ans formidables en Fédérale 2, des victoires épiques à Niort et Rennes, contre Nantes et Suresnes à la Peupleraie…. C’est un club structuré. Tous les entraînements et les matchs sont minutieusement préparés. Je remercie d’ailleurs le Président, acteur majeur de ma venue à Orsay, et les coachs que j’ai croisés, David Riquel, Daniel Raujol, Frédéric Kaltenbach, Philippe Canto et Ivan Dury pour m’avoir tiré vers le haut, mais aussi tous les bénévoles, de Philippe à René et Henriette pour m’avoir supporté. Partager, avancer ensemble, progresser, j’ai tellement apprécié ces dernières années de compétition.

 Ton dernier match à Orsay ?

Contre Gennevilliers en phase finale. Avec un carton rouge pour boucler la boucle. Normal.

 Ton pêché mignon ?

La Denise. Une combinaison inventée par Frédéric Kaltenbach uniquement pour me faire briller. Je la faisais 10 fois par match. Ça m’évitait de courir. A 5 mètres de la ligne, je ramasse, je tends le bras, j’attrape le premier type qui passe, je m’assois et la famille orcéenne vient constituer un maul. Dans la grande tradition du jeu d’évitement orcéen.

Le joueur le plus fort avec qui tu as joué ?

Cédric Laurent, le capitaine et talonneur de mes années orcéennes. Si j’avais été une femme, il aurait été l’homme de ma vie. Je pouvais le suivre partout. Sa motivation était sans égale. Plaqueur infatigable et meneur hors pair malgré un physique d’ailier. Il était aussi beau comme un dieu grec.

Le plus fou ?

Sans hésitation Geoffrey Bazard, monté sur 100 000 volts. Capable de tout sur un terrain. Sa spécialité : la percussion avec la tête. Et pourtant des cervicales intactes après toutes ces années.

Un moment où tu t’es senti fort ?

Victoire contre Nantes, chez nous il y a 4 ans. Pénalité pour nous au 22, le 10 ne veut pas taper en touche, il est exténué. Tout le monde se regarde, on la tente ou pas ? Je prends le ballon, sans rien demander à personne, je tape en touche. Gabriel Puech capte le ballon, on les enfonce, essai, victoire, bonus offensif contre les leaders invaincus après 15 journées. Il ne pouvait rien nous arriver ce jour-là.

Et un moment où tu t’es senti ridicule ?

Premier match de la saison contre Orléans en 2014. Je remonte les types comme jamais avant le match, et notamment les recrues. Coup d’envoi directement sur le 8 d’Orléans. Un Tongien de 2 mètres et 120 kilos. Il prend 20 mètres d’élan. J’arrive à l’épaule comme un Samoan pour impressionner les tribunes et donner l’exemple… et patatra, je me retrouve sur le cul, le seul de ma carrière. François Paubert me sauve la mise et le plaque proprement, l’empêchant de filer à l’essai. On finit le match sur un score de parité, 11-11. L’honneur était sauf.

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