Le prodige 

Pilier, formé à Palaiseau puis Orsay, assistant comptable

Arrivé au CA Orsay Rugby Club en Benjamins, Kiki est une figure emblématique du club. Aussi solide pour caler une mêlée que pour vider les pichets à la troisième mi-temps, il est aujourd’hui dirigeant Senior. Son coéquipier de toujours JB Soucasse ne tarit pas d’éloge : « De Benjamin à Junior, il a toujours été notre capitaine. Capitaine également de la B à 18 ans, c’est le premier de notre génération à avoir joué en Première. Vice-Président de La Sauce et chef incontesté de la Tango Army, aujourd’hui dirigeant le plus jeune de France… Killian nous impressionne par sa précocité et par la vitesse à laquelle il gravit les échelons. Il a même réussi à vaincre la maladie. Je ne connais personne sur cette terre à avoir réussi autant de choses à son âge. C’est un peu le Killian Mbappé d’Orsay. »

Pendant cette période de confinement, nous lui avons posé quelques questions.

Le CA Orsay Rugby Club c’est quoi pour toi ?

KG : Orsay c’est réellement une famille, que ce soit du baby rugby aux seniors, il y a vraiment une bonne entente. Sur le terrain ou en dehors, il y a toujours une notion de respect entre nous et envers les autres.

Ton rôle de dirigeant ?

KG : Etre dirigeant, c’est préparer les licences tous les vendredis ainsi que les maillots et le matos, qu’on soit à domicile ou à l’extérieur. Et le dimanche c’est signer la feuille de match avant et après le match. Et bien sur être présent à la table des dirigeants après les matchs ! C’est une grosse responsabilité car il ne faut rien oublier (même pas son réveil, NDLR) et cela me permet d’être actif au sein du club.

Ton meilleur souvenir à Orsay ?

KG : La finale de l’équipe 3, une victoire difficile contre le PUC. C’était également le dernier match de l’équipe 3, on l’a fêté comme il se doit !

Ton pire souvenir à Orsay ?

KG : Une finale perdue en Juniors contre Versailles, c’était notre dernière saison avant de passer en Senior, on voulait finir en beauté mais on échoue en finale…

Qu’est ce qui va te manquer le plus pendant cette période de confinement ?

KG : De voir les copains et de prendre l’apéro.

Et qu’est ce qui ne pas du tout te manquer ?

KG : Les transports en commun.

Ton pêché mignon ?

KG : La rue de la soif.

JB Soucasse : je confirme. Et David Riquel aussi. La veille du déplacement au Creusot, il est sorti avec Yohan Buil et Cédric Pinchon, eux étaient blessés donc pas de problème. Lui en revanche avait rendez-vous à 6h au club… Il n’est jamais venu. David lui envoyait des messages de remerciements dans le bus, il a une épée de Damoclès au-dessus de la tête maintenant.

La connerie dont tu es le plus fier ?

KG : On a fais beaucoup de soirées au club house… Certaines sont mémorables, je pense notamment au ventriglisse !

Le joueur le plus fort avec qui tu as joué ?

KG : Je dirais sans aucun doute Jean-Baptiste Soucasse, c’est un couteau suisse sur le terrain, il sait tout faire, c’est impressionnant. C’est un bonheur de jouer avec lui. De plus, c’est un véritable meneur d’hommes. Je pense que pour l’équipe réserve, il serait un merveilleux capitaine.

Un moment où tu t’es senti fort ?

KG : Quand j’ai joué mon premier match en Première à Suresnes. Ensuite il y a eu Domont mais je n’en garde pas un bon souvenir…

JB Soucasse : c’était le premier joueur des Enfers à intégrer la Première, il avait fait une bonne rentrée à Suresnes, premier du Championnat ! La semaine suivante à Domont, il est tombé sur des pilier géorgiens, son vis-à-vis avait fait la Coupe du Monde 2003. Il rentre sur une mêlée et là c’est le décollage, il ne touchait plus le sol le pauvre ! Après deux trois mêlées où il se retrouve les quatre fers en l’air, les coachs ont préféré le sortir, ça devenait dangereux pour sa vie.

Ta plus belle pièce ?

KG : En vérité, je ne mets pas beaucoup de pièces je suis plutôt celui qui en prends. Je laisse cette activité à des personnes qui sont meilleurs que moi comme Jean-Baptiste ou Will.

JB Soucasse : à ce propos, ça me rappelle quand tu avais mangé des œufs pourris avant un entrainement quand on avait douze ans…

Merci JB, on va arrêter là ! 

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