HOMMAGE A FRANÇOIS ROGER

François Roger, c’est plus de 20 ans passés au sein du Club d’Orsay. Il nous a quittés le 10 août, emporté par un cancer du pancréas à seulement 61 ans. Ses anciens coéquipiers Philippe Perrin, Jean-Luc le Paih, Dominique Rabot et Félix Batista ont bien voulu nous confier quelques souvenirs.

Quelques années après la naissance du RACAO, rapprochement entre l’Association Sportive du Commissariat à l’Energie Atomique (ASCEA) et du Club Athlétique d’Orsay sous l’égide de Jean Montel, la première Ecole de Rugby d’Orsay voit le jour au début des années 70. François Roger fait partie de la toute première génération issue de cette jeune Ecole de Rugby. Une génération dorée qui permettra au club de monter en Fédérale 3 pour la première fois de son histoire lors de la saison 1983-1984. Philippe Perrin témoigne : « c’était une génération incroyable. Personne n’est parti d’Orsay malgré des propositions de clubs plus huppés. On y était tous ancrés grâce à un esprit fort de camaraderie, d’amitié. » Jean-Luc le Paih ajoute : « le rugby, c’était notre famille. On jouait ensemble, on faisait la fête ensemble, on partait en vacances ensemble… »

François, Philippe, Jean-Luc, Félix, Dominique et bien d’autres en ont vécu de bons moments au Club : tournois, fêtes, échanges rugbystiques en Angleterre, au Pays de Galles, en Tunisie… C’est aussi de leurs mains qu’est sorti notre premier Club House, l’Embuscade : « On a participé à la construction du club, à la fois sur le terrain mais aussi très concrètement avec nos mains ! On se donnait pour le club, j’y passais 5 à 6 jours par semaine à l’époque » avoue Philippe. L’amitié née de ces années de rugby ne s’est pas estompée avec le temps. « On se voit toujours régulièrement. On était là lors du 8ème de finale contre Villefranche la saison dernière ».

Camaraderie, convivialité et générosité, ce sont bien des mots qui conviennent à François. Jean-Luc se souvient : « Il venait d’Agen, il avait une vraie culture rugby […] Sur le terrain comme en dehors, il était d’une énorme générosité. Dans les matchs durs, j’insistais pour l’avoir premier centre à mes côtés car il ne s’échappait pas ! […] Lors d’un match de poule contre Saint Germain, Franck Mesnel jouait à l’ouverture et nous faisait quelques misères… François me dit : « t’inquiète pas, je m’en occupe la prochaine fois qu’il déborde sur l’aile ! » Résultat, il s’est retrouvé par terre avec une épaule luxée ! » Autre preuve de sa générosité, les gigantesques plateaux de fromages offerts lors des soirées du Nouvel An que tout le monde attendait avec impatience… François travaillait en effet dans le négoce de fromages, il embaucha d’ailleurs son coéquipier Félix Batista qui y fit une belle et longue carrière.

Lors du jubilé de cette fameuse génération 57, c’est François qui avait offert le flocage des maillots pour les joueurs et leurs enfants. Treize ans plus tard, lors de ses obsèques, ils étaient dix-sept anciens coéquipiers présents. Sur leurs épaules, un maillot Tango et Noir, dernier hommage rendu à leur ami parti beaucoup trop tôt.

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