L’arbitrage français était à l’honneur ce week-end ! Premier arbitre français à diriger une finale de Coupe du Monde, Jérôme Garcès met à l’honneur tout le travail de la formation française en termes d’arbitrage. Une occasion en or poser quelques questions à Brice Martinez, formé comme joueur et arbitre au CA Orsay Rugby Club et aujourd’hui Référent Arbitrage pour le Club.

Pour la première fois de l’histoire, un arbitre français arbitrera la finale de la CDM. Quel est ton sentiment ?

Je suis très content, ça met en lumière le fait qu’en France on est bon en arbitrage, la formation française est très bonne. En général lorsqu’on parle des arbitres dans les médias c’est plutôt en négatif, pour une fois c’est positif donc c’est bien !

De ton côté, comment es-tu « tombé » dans l’arbitrage ?

J’ai commencé en M14 avec Gaëtan Hercé, par le biais du dispositif « Je joue arbitre ». Ça nous a beaucoup plu, on a ensuite passé notre examen d’arbitrage à 16 ans. On a continué avec les concours, nous sommes devenus arbitres stagiaires, territoriaux et maintenant nous sommes arbitres fédéraux. En termes de statut, c’est le plus haut niveau qu’on puisse atteindre.

A quel niveau arbitres-tu aujourd’hui ?

Jusqu’à la saison dernière, comme je jouais le dimanche avec la Réserve d’Orsay, je ne pouvais pas arbitrer en Fédérale. Cette saison j’ai enfin fait le pas de me consacrer 100% à l’arbitrage, je veux mettre toutes les chances de mon côté pour monter en Fédérale 3. Pour le moment j’arbitre en honneur, national U18, etc.

Sur le terrain, un moment en particulier que tu préfères ?

Ce que j’aime, c’est la gestion d’une fin de match à la 78ème minute, quand on sait qu’une pénalité peut faire basculer le match, que les esprits s’échauffent de tous les côtés… L’arbitre a un rôle tellement important dans ces situations. Quand on sait qu’on a bien fait le job, c’est une vraie fierté. Quand les deux bancs de touche te félicitent, que les joueurs des deux équipes viennent te serrer la main c’est super satisfaisant.

Un moment compliqué à vivre ?

Je me souviens d’un match à Viry Châtillon où j’ai eu un problème de chrono, le match avait duré quelques minutes de plus et ça avait influé sur le résultat final… Mes oreilles avaient sifflé, je m’en souviendrai de ce jour-là !

Orsay, c’est un club unique sur la question de l’arbitrage ?

Oui c’est clair ! Il y a une vraie politique autour de l’arbitrage à Orsay. Ça a commencé grâce au concours de découverte de l’arbitrage, on a d’ailleurs été vice-champion de France il y a trois ans, un super souvenir. Aujourd’hui on a de plus en plus de jeunes qui s’engagent, de plus en plus tôt.

Qu’est ce que l’arbitrage apporte à des jeunes rugbymen de 12 ou 14 ans ?

La connaissance des règles tout d’abord. Le rugby, ce n’est pas comme le foot : il y a beaucoup de spécificités sur les règles, ça change en fonction du niveau de jeu, de l’âge… Bien connaître les règles permet de mieux jouer sur le terrain ! Parfois même de savoir comment les contourner, même si je ne devrais peut-être pas dire ça !

Merci et bravo à Brice, tous les arbitres du club et leur encadrants. Vive le rugby… et vive l’arbitrage à Orsay !

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